L’homme, cet animal méconnu

L’actualité n’a de cesse de toujours remettre au goût du jour les prétendues différences homme-femme. Ici on parle de pouvoir, là d’inégalité, là encore de génétique. Mais finalement, qu’en est-il vraiment ? Même si certaines cultures matriarcales mettent la femme en avant, l’homme est globalement vu comme le sexe fort, la référence, le pilier. Pourquoi ?

Pour moi il n’y a aucune différence intellectuelle véritable entre les hommes et les femmes, juste un attrait pour des sujets différents qui oriente donc différemment les individus.

Au risque de choquer les plus féministes d’entre vous, l’être humain (et là je ne parle plus de genre) n’est finalement qu’un animal évolué. Cette évolution lui a permis de se placer au sommet de la chaîne alimentaire, place qu’il a gagné à la sueur de son front si j’ose dire, mais comment cette évolution s’est-elle traduite ?

Outre les changements physiques qui nous importent peu ici, les modifications comportementales et cérébrales ont été déterminantes. Les premières découlant d’ailleurs des secondes. Un bref rappel pour poser les bases du raisonnement.

Nous avons trois cerveaux, ou plutôt trois couches de cerveau qui se sont empilées au cours de notre évolution :

  1. Le cerveau reptilien ou primitif. Il a pour fonction de gérer les processus biologiques et réflexes du corps humain. Il régit les organes vitaux (cœur, poumon, circulation sanguine, mouvements spontanés etc.). Dans la vie courante, son activité reste inconsciente. Et c’est très bien ainsi.
  2. Le cerveau limbique ou moyen. C’est le siège de nos pulsions, de nos émotions, de notre apprentissage. La résidence de notre mémoire profonde (habitudes, savoir inné, instinct, etc.). Pour la plupart des espèces animales, cette zone du cerveau reste plongée dans l’inconscient. Seul, l’homme, grâce à l’évolution de sa conscience réflexive, peut agir sur cet étage cérébral. Il peut agir sur ses habitudes, sur ses tendances et ses émotions. Par rapport au reptilien, cette partie du cerveau est plus souple, plus malléable. La volonté à une emprise sur elle, mais ce n’est pas sans mal. En effet, nos habitudes acceptent difficilement les tentatives de modification.
  3. Le cerveau cortical ou cortex cérébral. C’est l’étage le plus récent du cerveau humain. C’est également le plus « adaptable ». Il est à l’origine de la pensée, de la logique, du raisonnement … C’est le siège de l’intelligence, de la conscience morale, de la raison et de la réflexion humaine. C’est le plus aménageable, le plus convertible, le plus corrigible et le plus modifiable des étages cérébraux.

Ceci étant posé, on devine que si le cortex cérébral apporte le raisonnement qui a permis à l’homme de réfréner ses pulsions, parfois via l’instauration de règles et de lois (c’est un résumé rapide mais juste), il n’a étouffé ni les pulsions ni les émotions, sans lesquelles nous ne serions finalement que des machines. Mais c’est une épée de Damoclès au dessus de nos têtes car en tant qu’être vivant faillible, l’être humain échoue parfois à contenir ses pulsions. Et c’est là que je voulais en venir.

Sur cet aspect je dirais que les hommes et les femmes sont strictement égaux. La seule différence étant dans la nature des pulsions, ne pas parvenir à les contenir n’a pas les mêmes conséquences. On l’a vu, l’origine des pulsions se situe dans le cerveau limbique, que nous partageons avec les animaux et qui régit les habitudes, le savoir inné et tout ce que l’on regroupe communément sous le terme « d’instinct ». L’être humain peut très bien réagir par instinct quand la situation l’exige, je pense que tout le monde est d’accord avec ça. Il peut aussi se raisonner pour agir contre son instinct dans cette même situation, mais au prix d’un effort conséquent. Bien sûr, c’est plus ou moins facile selon la situation, on aura plus de facilité à se retenir de se jeter sur un buffet garni qu’à s’empêcher de fuir pour sauver sa peau.

Tout ça pour dire que quelle que soit l’action réflexe envisagée par le cerveau limbique en réponse à une situation, on peut échouer à lui préférer une réponse socialement plus appropriée. Et dans ce cas, il y a de grandes chances pour que notre réaction soit choquante pour les autres. Certains partisans du moindre effort préfèrent aussi se laisser guider par leur instinct …

Chez les animaux, le mâle cherche des partenaires sexuelles pour se reproduire, souhaite dominer son groupe et chasse pour obtenir de la nourriture. Le femelle, elle, protègera ses petits, fera leur apprentissage et veillera parfois à la cohésion du groupe. Par contre les deux agiront de manière similaire en cas de danger pour eux-même.

Ces comportements instinctifs sont présents chez l’être humain, généralement endormis pour s’adapter aux règles de la vie en société (règles qui ne font qu’effacer le côté animal de l’être humain pour en faire un être civilisé). On voit bien ici que les conséquences de l’échec mentionné plus haut seront différentes selon le sexe. L’homme qui échoue à réfréner ses pulsions aura tendance à vouloir du sexe (quitte à ne pas demander l’avis des femmes), à obtenir le pouvoir alors que la femme préfèrera renforcer les liens du clan familial (quitte à « enfermer » son mari ou ses enfants).

Chassez le naturel, il revient au galop !

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